Le chancre du châtaignier

>>>Photos © Conservatoire du châtaignier d’Aveyron

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Traitements effectués dans le cadre de la lutte biologique du chancre.

                                                  LE CHANCRE DE L’ÉCORCE

Cryphonectria parasitica (endothia)

Les symptômes :

Sur jeunes arbres à écorce lisse, les symptômes précoces de la maladie se traduisent par un rougissement de l’écorce avec affaissement de la zone atteinte. Sur les branches plus âgées, ces symptômes sont moins visibles. L’extension du chancre se manifeste par un dessèchement de l’écorce qui se soulève en lames. L’apparition de pycnides (ponctuations orange) est ensuite rapide. Si l’on prélève un morceau d’écorce, on peut observer sur la face interne un mycélium couleur crème en forme d’éventail.

Le chancre provoque un ralentissement du flux de sève élaborée. La partie située au-dessus va donc mourir par manque d’eau et d’éléments minéraux, alors que l’accumulation d’éléments nutritifs au-dessous du chancre provoque la pousse de rejets. Sur arbre adulte, en revanche, seules certaines branches vont se dessécher, accompagnées d’un affaiblissement général de l’arbre

Biologie du champignon :

Cryphonectria parasitica appartient aux Ascomycètes.
Les chancres produisent deux types de spores dans des stromas (ponctuations orange visibles sur les chancres) pouvant servir d’inoculum : les conidies (formes asexuée) produites dans les pycnides et les ascospores (forme sexuée) formées dans les périthèces.

La lutte biologique :

Hormis l’élagage et le curetage, le seul moyen de lutte utilisée actuellement contre le chancre du châtaignier est la lutte biologique mise au point dans les années 1970.

  • Le principe :

Il consiste à utiliser des souches dites « hypovirulentes » car très peu agressives. Ces souches ne parviennent pas à franchir les barrières mises en place par le châtaignier en réaction à l’infection et par conséquent à nécroser profondément les tissus corticaux.

  • En pratique :

Lors des traitements effectués dans le cadre de la lutte biologique, un mélange de souches hypovirulentes est appliquée autour d’un chancre actif ; des trous, dans lesquels le produit est introduit, sont réalisés à l’emporte pièce à cheval sur la partie saine et la partie chancreuse, tous les 2 à 3 cm.

Le produit de traitement est constitué d’un mélange de souches hypovirulentes, conditionné dans un tube qui doit être conservé au froid et utilisé dans l’année. Pour que le traitement soit efficace, il est nécessaire qu’il soit adapté, c’est à dire que les souches hypovirulentes qu’il contient soient compatibles avec les souches virulentes qui ont causé le chancre. Celles-ci peuvent ainsi être converties en souches hypovirulentes et le chancre peut alors se cicatriser. Il existe en effet plusieurs mélanges spécifiques à chaque région castanéicole ayant réalisé une « cartographie des souches d’endothia » dans le but d’identifier le mélange le mieux adapté.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter :

>>> MATHIEU D. & VERNOL D. (dir), Guide pratique « La châtaigneraie fruitière du Sud-Est du Massif Central »

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